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Présentation de "Russie d'hier et d'aujourd'hui"

Date de publication: 18.11.2016



L'INSTITUT DE LA DÉMOCRATIE ET DE LA COOPÉRATION 

présentation de

Russie d’Hier et d’Aujourd’hui: perceptions croisées (SPM, 2016)

le mercredi 23 novembre 2016

  

Christophe Réveillard

(Université Paris Sorbonne/CNRS)

 

Madame la Présidente,

Chère Madame,

Cher Monsieur,

 

Permettez-moi de vous dire combien je suis heureux et honoré de venir présenter notre ouvrage Russie d’hier et d’aujourd’hui. Perceptions croisées, dans le cadre prestigieux de votre institut. Je voudrais remercier de son invitation, tout particulièrement Madame la Présidente de l’Institut de la Démocratie et de la Coopération, Madame Natalia Narotchnitskaïa, ainsi que John Laughland avec qui je partage les mêmes combats depuis bien trop longtemps pour préciser la date de notre première rencontre. Je tiens à saluer notre éditeur, Monsieur Eric Ledru, ici présent, dont l’érudition et le professionnalisme nous ont été un soutien constant. L’intérêt constant et passionné d’Eric Ledru pour la Russie se manifeste également par le fait qu’il publie un fonds d’ouvrages sur la Russie ainsi que la collection « inédits russes » dont le directeur de collection ici présent Thierry Claeys, de l’université Paris Sorbonne, a porté très haut la qualité éditoriale.

Je suis particulièrement heureux d’être accompagné pour ce faire par d’authentiques savants dans leur discipline respective et qui ont magnifiquement œuvré à la réussite de ce livre. Diplômée de l’université Paris Sorbonne, Anne Pinot, qui est l’authentique maîtresse de l’œuvre de cet ouvrage, incarne la maîtrise très précise des points de rencontre des littératures russes et françaises ainsi que la connaissance de ce que la langue russe a apporté à la culture européenne et mondiale.  Agrégé et professeur d’histoire, Philippe Conrad est l’historien dans ce qu’il a de plus complet : c’est-à-dire la connaissance vraie des déterminants et des faits historiques mais également à la fois la maîtrise de leur explication de leur analyse et enfin la très grande compétence du récit historique. Xavier Moreau, également diplômé de l’université Paris Sorbonne, est, quant à lui, à la fois un théoricien est un praticien de la discipline géopolitique. Il lie sa très grande expérience aux raisonnements prospectifs et il ne se trompe jamais. J’évoque la chance d’avoir ce soir avec nous ces auteurs parce que leur réunion représente me semble-t-il exactement le sens et l’objectif de notre projet éditorial.

En effet, cet ouvrage a pour origine un travail de recherche sur la Russie et sa perception par la France et les Français dans une vision de long terme.

Mais très rapidement à partir des premiers matériaux assez précis et spécialisés ainsi recueillis auprès de nos auteurs, Il est apparu chez tous qu’une constante s’imposait : l’évidence d’une méconnaissance voire d’une désinformation quasi systématique à propos de la Russie très répandues chez la plupart de nos contemporains français. C’était d’autant plus étrange, c’est une deuxième constante, que les Français portent consciemment et inconsciemment une attention particulière souvent passionnelle pour la Russie. Il nous est donc apparu faire œuvre utile de rendre peut-être moins académiques les différents premiers travaux recueillis et de porter plutôt notre effort sur la description de la société russe, l’élucidation de son histoire multiséculaire et de ses fondements culturel et religieux ainsi que l’actualité de sa situation et de ses dispositifs géopolitiques dans le monde. La démarche nous semblait vraiment s’imposer au regard de la désinformation ambiante sur la Russie dans notre pays. C’est ainsi que le beau projet de cet ouvrage a pris cette forme unanimement acceptée par nos auteurs.

Sur la méthodologie employée à partir de questions que tout le monde se pose sur ce grand pays eurasien, nous avons voulu évoquer la Russie à la fois dans la perspective du temps long de l’histoire, celui qui marque les évolutions et les tendances fortes d’un grand pays à la fois divers et enraciné comme la Russie, le temps dit civilisationnel, de sa naissance jusqu’à aujourd’hui (et demain). Pour prolonger la logique inhérente à cette présentation particulière. Nous voulions observer à l’échelle multiséculaire À la fois les évolutions historiques, politiques et géopolitiques et en même temps les résonances que l’on pouvait trouver en France chez ses dirigeants comme dans sa population.

Nous avons voulu également retenir une approche qui soit pluridisciplinaire, tel un prisme liant principalement l’histoire, la littérature, la géopolitique, les sciences politiques, la culture, la religion, l’actualité et la prospective géopolitique de la Russie dans un même ouvrage réunissant ainsi dans une vision d’ensemble le temps et les tendances fortes de la société russe.

Enfin, nous avons souhaité un regard croisé franco-russe sur la relation entre les deux « extrémités » nationales de l’Europe en faisant intervenir des auteurs russes proches de la culture française.

Quelles sont, à partir de la vingtaine de communications, les lignes de force communes de ces approches de la Russie ? Cinq parties équilibrées ont été retenues comme articulant le propos de l’ouvrage. Le lecteur pourra ainsi découvrir la géographie politique générale de la Russie tout au long de la formation du pays, des invasions mongoles jusqu’aux derniers développements les plus récents de l’actualité géopolitique, la relation spéciale avec la religion orthodoxe et l’approche croisée qu’ont les littératures française et russe, l’histoire politique russe de Catherine II à Vladimir Poutine, en passant par l’Union soviétique et l’opposition entre occidentalistes et eurasistes, les conflits d’interprétations du système politique russe et l’inscription de la relation franco-russe dans la longue durée, le temps présent et les perspectives d’avenir.

 

La Russie est de retour

Les derniers développements de l’actualité géopolitique placent pratiquement tous au centre du nouveau jeu géopolitique mondial, le pays qui avait pourtant semblé sombrer définitivement au début des années 90, la Russie, et il est donc tout à fait légitime et pertinent que nous nous attachions à consacrer un travail de recherche de longue haleine sur cette thématique passionnante. Que dire que vous ne sachiez déjà tellement, l’évolution est rapide et spectaculaire, de l’Ukraine à la Syrie, du Brexit à l’élection du nouveau président américain. Ecartée des décisions communes dans les années 90, la Russie a vu que le système post Guerre Froide organisé et dirigé favorisait les ambitions géopolitiques de l’Allemagne et des États-Unis en Yougoslavie, en Géorgie puis en Ukraine et elle a décidé de jouer à nouveau aux premiers rangs d’un monde devenu multipolaire. Il lui a donc fallu une vingtaine d’années pour reprendre un les fondamentaux de sa puissance, au cœur desquelles les principes d’organisation de l’État constitue la priorité.

Pour l’équipe russe actuellement au pouvoir, l’État est une structure organisatrice dont la légitimité repose sur sa souveraineté. La souveraineté doit être politique, économique et sécuritaire. L’aspect politique est le plus simple à énoncer ; Moscou ne signera jamais un traité qui empiètera sur les fonctions régaliennes de l’État. La souveraineté économique est également au cœur de la préoccupation du pouvoir russe depuis le milieu des années 90, lequel s’est efforcé de rembourser les dettes colossales accumulées dans la période de l’immédiat après chute de l’URSS. Les autres objectifs sont désormais la sécurité alimentaire, la réindustrialisation pour sortir d’une économie de rente et la défense du pays. Il ne paraît pas abusif, de qualifier la politique économique russe de néo-colbertisme, dans la mesure où le premier objectif visé est l’indépendance nationale dans tous les domaines industriels, agricoles, énergétiques et financiers, malgré les handicaps naturels, les mentalités et la carence des infrastructures. Cette recherche de l’indépendance nationale dans tous les domaines stratégiques, n’empêche pas la Russie de chercher à prendre sa place dans la mondialisation des échanges en s’appuyant sur ses domaines d’excellences spatial, militaire et énergétique.

La diplomatie russe classique s’inscrit dans la longue durée et elle attend patiemment que ses anciens alliés remettent comme principe premier la défense de leurs propres intérêts, ce qui conduira automatiquement à des  possibilités de rapprochement avec la Russie, et pourquoi pas à une reconstruction commune du système de sécurité en Europe. Car, en effet, tout le système de sécurité et de coopération en Europe doit être revu. Dans ce cadre, la Russie a déjà proposé un système de remplacement en 2010, et ce modèle russe est Westphalien et Viennois (cf. Congrès de Vienne). Il est tout d’abord Westphalien dans la mesure où il considère qu’un État ne doit pas s’ingérer dans les affaires des autres États, sans l’accord de ses dirigeants et il est viennois dans la mesure où il repose sur la notion d’équilibre des puissances.

 

Géographie politique

Il m’est évidemment impossible de reprendre les apports et la richesse de chacun des chapitres. Nous pourrions évoquer spécifiquement la géopolitique russe dans le temps long, à la suite du Professeur Pascal Marchand, par exemple, et en définir les contours et les conséquences actuelles.

La Russie possède en effet en interne une géopolitique dont elle décline certaines spécificités dans son jeu extérieur : celle d’un hinterland immense et vide, d’un espace hyper continental en retrait par rapport à la masse océanique atlantique, c’est-à-dire possédant le statut d’« État-continent » eurasiatique mais verrouillée en partie par les glaces. Elle dispose d’un développement côtier impressionnant (23 000 km), mais l’essentiel de celui-ci est bloqué par les glaces, le plus clair de l’année. La Russie ne dispose en fait que de deux ouvertures littorales libres de glace, situées chacune à une extrémité du territoire, et séparées par 9 000 km de terre ferme : une fenêtre au Sud de la côte du Pacifique, à l’Est, et trois tronçons distincts (Mourmansk, Baltique, mer Noire), dont un seul ouvrant directement sur l’Atlantique, à l’Ouest. 91 % du territoire et 88 % de la population russes se trouvent à plus de 500 km d’un littoral « accessible à la navigation toute l’année », et encore en incluant dans cette définition le golfe de Finlande et la mer d’Azov, pourtant pris par les glaces un à deux mois par an. Seuls les ports de Vladivostok, à l’Est, de Mourmansk et Novorossiisk-Touapse, à l’Ouest, sont véritablement libres de glaces toute l’année. Par la situation continentale de la majeure partie de son potentiel économique, la Russie présente un cas unique dans un monde où les trois-quarts de l’activité sont concentrés dans une bande de moins de 500 km à partir du littoral. On en déduit une situation d’« ultra-continentalité » ou de « super-continentalité » de la Russie.

Ce fut seulement autour du xvie siècle que l’État construit par le pouvoir moscovite changera d’échelle et deviendra un territoire dorénavant associé à la notion d’immensité. Ivan III, qui avait hérité en 1462 d’un État de 430 000 km2, donc d’une taille encore « européenne », lègue à sa mort en 1505, un pays de deux millions de km2, que son fils Vassili II porte à 2,8 millions de km2, soit une surface égale à celle de toute l’Europe occidentale. Avec son petit-fils, Ivan IV, à partir de 1558, le pouvoir moscovite franchit l’Oural et, en 1584, s’étend sur 5 millions de km2, soit une surface plus importante que tout le reste de l’Europe réuni. À partir du xviiie siècle et jusqu’à nos jours, la Russie est le plus vaste État du monde, deux fois plus étendu que le second dans le classement.

Forcément, cette situation a eu dans l’histoire des conséquences sur les dispositifs et les perceptions internes et externes de la Russie.

Ainsi, le statut d’« État-continent » eurasiatique n’est pas sans conséquences en termes de perception du monde. Il a souvent renforcé, tant chez les penseurs que chez les gouvernements russes, la tentation d’en faire un « monde en soi ». En écho, il suggère l’idée qu’il s’agit d’un « monde à part », étranger – idée souvent émise par les penseurs et les gouvernements de l’Europe de l’Ouest. Mais peut-on encore évoquer l’existence de deux espaces civilisationnels fondamentalement opposés, l’un proprement russe, l’autre « européen » ? Ces éventuelles différences historiques ont-elles encore un sens dans le monde global du xxie siècle ? En réalité, ce que les Européens de l’Ouest, les Occidentaux plus largement, expriment, c’est d’abord leur incapacité à voir se développer dans l’immensité russe une culture fondée sur l’enracinement, le contrôle de l’ouverture et de la circulation, les flux de la mondialisation, alors qu’eux-mêmes ont actionné les mécanismes de désincarnation et de désidentification politiques du capitalisme marchand.

C’est ensuite le fait que grâce à cette dualité géopolitique eurasiatique, la Russie peut choisir, comme elle le fait aujourd’hui, d’utiliser une bascule eurasiatique partant des cercles les plus larges de ses marches caucasienne et d’Asie centrale jusqu’à l’extrême pointe asiatique dont le projet de partenariat stratégique avec le Japon, semblable à celui réamorcé avec la Turquie ou l’évocation d’un axe maritime Vladivostok/Viet-Nam, en sont de multiples applications. Le développement de cette politique de moyen/long-terme étant complémentaire aux processus plus globaux que sont l’Organisation de Coopération de Shanghai et la formalisation des liens entre Brics auxquelles elle s’attache avec constance. La Russie exporte donc un modèle d’influence et de projection de puissance à cette aune et sur de multiples théâtres, au cœur de nombreuses routes stratégiques.

En 1913, la Russie atteint sa plus grande expansion territoriale : 21 millions de km2, 166 millions d’habitants (aujourd’hui 17,5 millions de km2 et 141 millions d’habitants) : alors l’Eurasie est-elle l’addition des deux continents, un troisième monde à part, le heartland des géopoliticiens ? Pierre le Grand indique le premier que la frontière entre Europe et Asie se situe sur l’Oural par tropisme européen en déplaçant sa capitale à Saint-Pétersbourg. Mais nous voyons bien en quoi cette distinction est imprécise et que tout au long de son histoire récente, les élites russes ont discuté de stratégies mouvantes (eurasisme, européisme), les adoptant et les abandonnant tout à tour, au sein d’une géopolitique russe immuable et relativement stable à partir du concept d’empire. En réalité, y correspondre en respectant l’équilibre fondateur du pays est la tâche des hommes d’Etat, tsar comme président, qui savent être jugés à cette aune de l’histoire.

 

Russie et idée européenne

Au regard des évolutions géopolitiques d’ampleur de ces vingt dernières années, la Russie a développé une approche raisonnée de l’idée européenne. Si l’identité européenne de la Russie est réaffirmée, le cadre d’intégration communautaire est rejeté car il apparaît comme attentatoire au maintien nécessaire du « particularisme russe », de la distinction entre Russie et Occident. L’UE n’est pas associée pour les Russes à la puissance, à l’existence d’une entité politique, au rôle d’acteur des relations internationales contrairement aux grands États Allemagne, France, Angleterre, Italie.

Cette occidentalisation est naturellement perçue comme induite par les déterminismes idéologiques aux fondements de l’UE et de l’Otan et se révèle exclusiviste. Les grands États européens doivent s’interroger et poser comme volet possible de leur géostratégie une autonomie certaine voire une indépendance vis-à-vis des contraintes de l’occidentalisme (européisme et atlantisme) pour établir une relation pragmatique marquée du sceau de l’idée européenne dont l’identité est continentale avec leur grand voisin russe, ce qui relève d’un défi de grande ampleur après que les EU aient réussi à provoquer une situation de tension exacerbée en Ukraine, conforme à leurs intérêts propres. La prise de conscience de la nécessité d’un recentrage européen stricto sensu des politiques stratégiques des grands États du continent reste dans ce contexte la clef du maintien d’une politique de puissance.

La Russie exporte donc un modèle d’influence et de projection de puissance à cette aune et sur de multiples théâtres, au cœur de nombreuses routes stratégiques. La bascule eurasiatique en cours partant des cercles les plus larges de ses marches caucasienne et d’Asie centrale jusqu’à l’extrême pointe dont le projet de partenariat stratégique avec le Japon, semblable à celui réamorcé avec la Turquie ou de l’évocation d’une route maritime Vladivostok/Viet-Nam sont de multiples applications. La complémentarité de cette politique de moyen/long-terme étant complémentaire aux processus plus globaux que sont l’Organisation de Coopération de Shanghai et la formalisation des liens entre Brics auxquelles elle s’attache avec constance.

Cette bascule de l’État multinational bénéficiant notamment d’une manne énergétique naturelle correspond à l’évolution des priorités géopolitiques de Moscou dont la volonté de défendre de la multipolarité du monde est devenue centrale à partir des principes suivants :

- Un attachement viscéral à la souveraineté étatique

- Une opposition à la moralisation des relations internationales

- Un rejet de l’ingérence

- Une contestation de l’hégémonie occidentale

C’est pourquoi Moscou développe ces dernières années une activité diplomatique et stratégique hyperactive et tout azimuts. Dans les organisations internationales elle appelle à un changement de paradigme des relations internationales héritées de l’hégémonie occidentale de l’immédiat après guerre froide, à diversifier les centres de pouvoir économiques globaux, et évoque les bombes à retardement paroxystiques que représentent des déficits publics et les taux d’endettements colossaux des Etats occidentaux, Etats-Unis en tête, pourtant resté maîtres de la structure monétaire des échanges mondiaux.

En termes stratégiques, la Russie a maintenant clairement décidé de répondre coup pour coup, en Europe, avec la Géorgie et l’Ukraine, dans les détroits avec la Turquie, au Proche-Orient avec la Syrie. Elle utilise le pouvoir de démonstration de sa force à l’égale des occidentaux. Régulièrement, par exemple, la Russie déploie ses navires entre ses différentes bases maritimes faisant route du nord - Baltiisk (flotte de la mer Baltique) et Severomorsk (flotte du Nord) ou Kaliningrad - vers le sud - Sébastopol (mer noire) - ou vers l’Est -  Vladivostok (flotte du Pacifique) et utilise ainsi régulièrement les corridors maritimes internationaux : en Baltique, dans la Manche, à Gibraltar, dans le Bosphore ou dans le Canal du Suez. Des corridors qui sont non loin de pays membres de l’Alliance atlantique. Le groupe naval russe constitué autour de l’unique porte-avions Amiral Kuznetsov et son groupement aérien a fait escale à plusieurs reprises récemment dans le port de Limassol à Chypre et en Méditerranée au large de la Syrie dans une situation de guerre aggravée, où l’engagement russe aérien est majeur (vital pour le régime même). La Russie opère ainsi dans les eaux internationales de la Méditerranée. Le déplacement d’un groupe naval a des objectifs logistiques, militaires mais aussi politiques, de diplomatie publique, de propagande, de démonstration de force. La Russie utilise ce moyen aujourd’hui comme les Américains, et dans une moindre mesure les Français, les Britanniques ou les Chinois le font. Ce mouvement est d’ailleurs observé de très près par l’OTAN. Et nous pourrions multiplier les exemples.

Il est temps de nous tourner vers les auteurs pour nous plonger dans les analyses qu’ils nous nous ont préparé sur les thématiques variées de cette nouvelle puissance russe à travers ses fondements, ses manifestations, ses acteurs et ses orientations, aspects développés dans notre livre, et qui en indiquent bien, je l’espère, quels en sont les apports et la richesse. Les interventions à venir sauront, j’en suis sûr, motiver, dans leur domaine et discipline propres, votre intérêt pour ce travail qui fut exaltant.



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